Episode 1

Nous avions laissé la situation dans cet état. Les prussiens commençaient à montrer leurs têtes de colonne, les français aussi se montraient, il n'est que 11h00 du matin, et Hanne-Sofie se rends comme tous les jours à la cave à vin de Saint-Amand pour sa journée de labeur.

Après avoir été sifflée par la moitié du corps d'armée de Ziethen, elle tombe, aux confins du bois attenant aux Caves à Vin, sur un beau cavalier, tout de bleu et blanc vêtu. Après les quelques politesses d'usage, elle fait visiter sa Cave au bel officier...

De retour à son régiment, et trouvant ses soldats assoiffés, ce bel officier, le capitaine LaBurne, sans doute un lointain descendant du colon canadien Jason Burne ou un aïeul du lieutenant français Flafla de la Burnerie, décide de ramener sa compagnie pour étancher leur soif. Après tout, cela fait maintenant 2 jours qu'ils n'ont pas débotté...

Et ni plus ni moins, après la compagnie, c'est le régiment qui suit, puis la brigade eet finalement, tout le corps de Cavalerie se retrouve en route vers les Caves à Vins.

Le général Ziethen observait à la lunette cet étrange mouvement. "Acht, zes zaloperies de Houzards de mes deux essaient de nous tourner". Appelant immédiatement son aide de camp, un suisse plutôt prudent, il lui demande d'aller voir la seconde division en route pour la dérouter et lui demander d'aller bloquer cette avance...

PHOTO 02Les généraux prussiens ont l'air concentré sur leur aile gauche. Inconscient du danger qui plane sur leur aile droite? Ou simplement très confiant dans la capacité de quelques barriques de mauvais vin à arrêter une brigade de hussards assoiffés?

Les renforts continuent à affluer des deux côtés. L'infanterie de Vandamme est déployée, il est plus de 13h30 maintenant. Les colonnes françaises sont toujours en mouvement, mais l'Empereur fait donner le coup d'envoi par Vandamme.

Celui-ci envoie ses colonnes serrées à l'assaut des défenses prussiennes.

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L'infanterie de ligne appuyée par du canon et des hussards et uhlans suffira-t-elle à arrêter la vague? L'attaque devra être frontale, Ziethen arrive...

Le plan français prends de l'ampleur. Après avoir attiré l'aile gauche prussienne entre le marteau (Gérard) et l'enclume (la Ligne, appelée par lord Nowulf la piscine des Bébés Nageurs), l'aile droite est à son tour engagée pour la fixer, tandis que Pajol atire Ziethen à lui.

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L'assaut commence!!!

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Vue des positions à 14h30... La cavalerie de Pajol a bien débordé la position, Ziethen se déploie et la ligne française engage la ligne prussienne.

C'est ce moment que la capitaine LaBurne, content de sa matinée, choisit pour revenir à son régiment. Et ni une ni deux, la compagnie, puis le régiment, la brigade, la division et finalement tout le corps de cavalerie se dirige vers la Cave à Vins, autant sattiré par Hanne-Sofie et ses copines que par les tonneau remplis de liquide ambré...

Un cavalier assoiffé perd toute raison. Quand en plus, ce cavalier est un hussard et que des demoiselles veulent se faire compter fleurette, il en devient incontrôlable. Tout en allant vers la cave à vins, ils longent le petit bois attenant.

Et le drame commence... Ziethen profite de l'aubaine et bloque les cavaliers contre le bois

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Ces cavaliers auront du mal à s'en sortir. Dos au bois, ils ne pourront esquiver et vont devoir supporter les tirs de l'infanterie et de l'artillerie.

Mais cavalier français môssieur. Quelques charges devraient permettre de s'en sortir, et si ce n'est pas possible, la gloire, au contaire des hommes qui la font, est immortelle.

 

 

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Heureusement pour les Français, les artilleurs prussiens ont passé une partie de la nuit à compter fleurette et à boire à la cave à vins. Et en sortant, au moment d'aller chercher leurs munitions, ils se sont trompés de route. Et ont pris leurs tonneaux de poudre à la Fabrique de Farine. Espérons que les boulangers du corps n'aient pas pris leurs farines dans les caissons à munitions...

Et voilà la situation à 17h00, au moment de l'assaut sur le centre et de l'attaque de Lobau sur la droite prussienne.

photo04Pajol est quasiment hors de combat, Exelmans s'apprête à engager les prussiens en appui des fantassins de Vandamme qui se sont emparé de Saint-Amand. Et les cuirassiers de Milhaud semblent faire très peur aux miliciens de Pirch. Mais n'est-ce pas plutôt les profondes colonnes de la Garde Impériale qui font cet effet aux prussiens?

Mais, au fait, où est Lobau?