Et donc, le Tour 2.

Nous avions laissé une brigade de chasseurs aller châtier comme il se devait ces insolents primitifs à cheval. Le sieur Maurin la commande.

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Mais ce sont les coalisés qui ont de nouveau l'initiative et qui vont en profiter pour châtier comme il se doit les chasseurs à cheval français. On remarque sur l'étiquette d'identification que ce ne sont pas des foudres de guerre.

Les cosaques, toujours commandés (relativement facilement, avec Platov qui vaut 1, il suffit d'un jet de 2+ sur 1d6 pour l'activer), sonnent la charge. Comme il n'est pas facile d'esquiver du cosaque, qui ont des bonus en la matière, la brigade Maurin décide de tenir.

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Et pendant ce temps-là, le corps de Klenau se met en position entre le village de Seifersthain et le Bois de l'Université. La cavalerie prussienne et autrichienne, en colonne, va aller défiler derrière les lignes coalisées, pour aller se ranger à droite, pour défier la cavalerie impériale du 2ème Corps de Cavalerie de Sébastiani.

La brigade Maurin est rapidement mise en déroute.

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Les cosaques ont ainsi accompli leur grand exploit, détruire une brigade presque fraîche de cavalerie. Ils vont pouvoir repartir tranquillement dans leurs steppes.

Mais la cavalerie de Sébastiani ne compte pas en rester là. Le général, passablement énervé, va donner l'ordre à ses troupes de châtier ses insolents. Mais pas avec une seule brigade, foutredieu.

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Les chevau-légers, soutenus par les culs de fers, se mettent en position.

 

Mais l'infanterie alliée reste stoïque.

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Bien appuyé sur un terrain infranchissable à la cavalerie, avec de la cavalerie en soutien, il faudra l'infanterie de MacDonald pour commencer l'affaire sérieusement.

 

Revenons maintenant un peu en arrière, au début de ce fameux Tour 2.

Voici la situation

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On voit que les renforts français sont bien arrivés, et les deux armées se font face.

Mais d'un coup, l'infanterie d'Augereau fait volte-face.

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Que se passe-t-il?

Pourtant, SMI semble souriant.

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c'est peut-être le fait que tout se passe bien pour l'armée française. Le coalisé ne semble pas vouloir venir l'attaquer (on sait jamais, on pourrait prendre des pertes), et l'autrichien ne semble guère menaçant.

MAIS...

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Le Corps Merveilleux entre sur la table. Il s'agit du 2ème Corps de Merveldt, 13.000 fantassins, 1000 cavaliers et 50 bouches à feu.

Mais que foutent ces corniauds d'autrichiens à deux extrémités d'un champ de bataille qui mesure 12 kilomètres de large.

Revenons à la séance d'auto-motivation d'avant la bataille.

- Allez messieurs, on va bien le niquer cette fois le corse.

- Lourd et long silence

- Bon, dit Schwarzenberg, on envoie toute l'armée par la gauche, derrière l'Elster, et on le prends de flanc.

- Euh, répondent les russes et les prussiens, par les marais et les forêts?

- Oui, on l'a déjà fait, répliquent les Autrichiens.

- Ahhhh, vous nous rassurez alors. C'est la même manoeuvre que Hohenlinden, là ou vous avez perdu la guerre en 1800?

- Long silence

- Bon, reprends le tsar. Vous faites comme bon vous semble, mais nous, avec nos troupes russes et prussiennes, on y va de front. Et nous exigeons un corps autrichien pour nous aider.

- Oui, mais je n'ai pas de corps assez gros.

- Pas grave, tranche le roi Frédéric-Guillaume. Vous aurez deux divisions prussiennes avec vous.

- Oui, mais...

- Et vous serez libres de faire passer le reste de l'armée autrichienne par bon vous semble, même si le passge que vous souhaitez me semble plus étroit que les fesses de nos miliciens face à la vieille garde. Ach, Gross rigolade.

Fin de l'entretien, la suite utilisant un langage que je ne pourrais pas retranscrire ici, sous peine de choquer les âmes les plus sensibles.

Et donc, retour à la bataille, voilà pourquoi ces corniauds débarquent de ce côté.

Mais bon, même avec ce terrain de merde, s'il n'y a rien en face, c'est 15.000 hommes dans le flanc dans quelques heures, et ni Napoléon, ni Jichov ne peuvent prendre ce risque.

Pendant tout ce temps d'intense activité sur les ailes, on s'emmerde un peu au centre, il faut bien l'avouer.

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Ghislain essaie bien de faire un peu joue ses canons, pendant que Fred prend une posture genre djeuns décontracté, style même pas peur. En fait, l'oeil de l'aigle a vu sa proie. De la cavalerie légère bien grasse face à ses hordes de uhlans polonais. N'est point Murat qui le veut. On verra le lendemain un certain prince Fafa se comporter comme un vrai bourrin Murat.

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Les troupes se contentent de s'user au canon et à la tiraillerie, chaque armée attendant le momentum. irruption des deux masses de rupture pour le français, arrivée sur les flancs des deux corps autrichiens pour les coalisés. Mais bon, un plan basé sur les jambes des autrichiens...

Jichov lance alors le fatidique d4 et obtient 1. Fin du tour... Cela semble être à l'avantage des français.

Et donc la situation finale à la fin du tour 2.

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Nous voyons clairement au premier plan l'infanterie de Klenau en position, prête à l'attaque. Mac Donald semble attendre (ou plutôt a-t-il loupé son test de commandement?). Ou alors est-il laissé là en attente de savoir ce que Gorchakov fera.

Au centre les deux armées sont en position et se canonnent, et à l'arrière-plan, Augereau a fait un quart de tour pour attendre Merveldt à l'abri.

A demain pour le Tour 3. Attention les yeux, il y aura de la grosse figurine