Avec Monsieur E, on a fait une partie de Fast Play, juste avant que je ne plonge dans la vieillesse...

Allez le Boucher, à ton tour dans trois mois.

Comme mickaël voulait absolument jouer la Vieille Garde, j'ai improvisé sur le chemin du retour des courses pour la journée un mini-leipzig, avec une mini armée française et deux mini-armées coalisées, une arrivant du sud, et l'autre du nord.

 

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Voici le Théatre de la Tragédie. Presque une tragédie grecque. Voire Gréco-romaine (à ne pas confondre avec la virile lutte gréco-romaine, tant affectionnée par les grenzers et les hussards...)

 

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Une vue d'ensemble du dispositif français. Au fond, Blücher débouchera avec 38.000 hommes. Au sud débouleront les forces principales avec 81.000 hommes. Au centre, 90.000 français bien commandés et bien positionnés.

 

Au Sud, Napoléon place les corps de Lauriston et de Poniatowski en première ligne (18.000 hommes avec 84 canons), appuyés sur leur droite par la cavalerie de Latour-Maubourg (5.000 sabres et 24 bouches à feu). En seconde ligne, viennent les deux corps de Jeune Garde, 23.000 hommes avec 100 bouches à feu. En troisième ligne et donc en réserve centrale, sont placés les Vieille et MOyenne Garde à Pied (11.000 hommes d'élite avec 32 canons) et la Cavalerie de la Garde, 3.000 Vieilles Moustaches et 12 canons.

Face au nord, Mickaël place le corps de Victor 11.500 hommes et 48 bouches à feu, et celui d'Augereau 9.000 conscrits avec 32 canons, ainsi que les corps de cavalerie de Sébastiani (4.000 sabres et 12 bouches à feu) et de Pajol (3.000 sabres et 12 bouches à feu)

 

De son côté, l'état-major Coalisé (moi) décide de faire en fonction du scénario, c'est à dire rentrée au dus à partir du tour 2 et au nord à partir du tour 3.

Le terrain étant assez étroit, je place deux corps autrichiens aux ailes (oui je sais...), l'un aura pour tâche d'aller contourner les marais, forêts... à la droite française pour tomber sur son aile droite, alors que l'autre fera une attaque de diversion sur leur gauche pour fixer Lauriston et si possible, attirer un des deux corps de jeune garde.

Au centre, tout se jouera en finesse, puisque les prussiens et les grenadiers autrichiens commencent sur table. Le prussien est chargé d'aller détruire le corps de Poniatowski et de s'occuper du corps de Jeune garde derrière, pendant que le corps de grenadier se chargera de ce qui restera, et surtout de contenir les contre-attaques.

Ensuite déboucheront les cuirassiers autrichiens qui iront affronter latour-maubourg, puis les gardes à cheval et à pied pour porter l'estocade, et surtout contenir la Garde Impériale Française (hormis la Jeune Garde). Quel plan ambitieux

Au nord, Blücher sera chargé de fixer le maximum de troupes ennemies. Je fais entrer les russes d'un côté de la forêt et les prussiens de l'autre, ce que le français saisira comme la meilleure affaire du moment.

Déploiement Français

Une vue du déploiement français.

 

Entrée Armée Sud

Le plan est très simple dans l'armée coalisée. Moi vois, moi charge!!!

 

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Une vue du déploiement du corps de Lauriston. L'ordre règne encore!!!

Et c'est parti, ce sont les coalisés qui donnent le coup d'envoi. Deux grosses colonnes fondent sur le centre et la gauche française. Surpris par la hardiesse et la célérité des autrichiens, Lauriston prends de plein fouet l'assaut.

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Le choc est violent, et plusieurs brigades des deux côtés sont laissées exsangues par la puissance du premier choc. Une brigade autrichienne est même laissé plus qu'exsangue. 5 pertes en un tour... C'est vrai que Mickaël se plaint souvent de ne pas avor de chance aux dés...

Au centre, les prussiens fondent sur les polonais, 2 unités d'infanterie et 1 de cavalerie, appuyées par 3 unité d'artillerie. Mickaël me fait remarquer, lors du premier assaut par la landwher à pied et à cheval qu'il a 6 Points de Force. Ce à quoi je réponds que j'ai dix unités contre ces trois connards... Toujours le beau langage imagé des militaires.

 

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Le centre est lourdement engagé...

Mickaël se rends alors compte que les deux corps de première ligne ne feront pas le poids face à l'assaut, et aux grenadiers.

 

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La Jeune Garde se regroupe pour contre-attaquer.

 

Et au nord, que se passe-t-il? Le cannon commence à tonner!!!

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POurtant, les troupes françaises en couverture ne voient rien venir...

 

Il faut mieux regarder. Blücher débouche avec York. Mais pour ne pas mélanger les torchons et les serviettes, ma mauvaise habitude de séparer les nations revient au grand galop, alors que je l'avais bien chassée au sud. Les prussiens à droite, les russes à gauche.

 

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On voit nettement que les russes au premier plan, vont avoir beaucoup de mal face aux conscrits d'Augereau et aux Uhlans de Pajol.

La situation devient très confuse au sud.

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La preuve!!!

 

Alors que les renforts coalisés continuent à déboucher, la situation est rétablie par la Jeune Garde. Les deux corps qui ont mené l'attaque ont bien réalisé leur partie d'objectif. ILs ont plus que sévèrement malmené les deux corps de ligne et attiré à eux les corps de Jeune Garde. Kleist et ses prussiens, au prix de leur propre épuisement, détuisent même le corps d'Oudinot qui leur a été mis en face.

Les autrichiens ne peuvent pas en dire autant. Pendant qu'un corps fait sa marche de flanc et prive ainsi l'armée de 20.000 hommes (ce qui enlève pour le moment la supériorité numérique aux coalisés), l'autre se fait marcher dessus par la contre-attaque de la Jeune Garde sous Mortier. Mais celle-ci ne pourra plus fournir beaucoup plus d'effort, face à la tempête qui s'approche... La cavalerie de la Garde Russe et les Cuirassiers...

 

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La fin de la première phase coalisée!!! La marche de flanc autrichienne va bientôt arriver et les réserves commencent à affluer.

 

 

 

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Mickaël aura beau mettre une feuille devant mes autrichiens, cela ne les arrêtera pas pour autant!!!

 

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Un gros plan sur la zone. L'étau se resserre et la cavalerie de latour-maubourg n'est pas à la fête.

 

Mais alors que tout se déroule bien au sud, même si la bataille est loin d'être gagnée. Je rappelle à toute fin utile que pour l'autrichien, rester sur le champ de bataille lorsque la nuit tombe est déjà une grande victoire.

Mais l'orage venait du nord. Alors que Sébastiani se faisait détruire par les corps prussiens au nord, Augereau et Pajol mettaient à mal les russes. Et l'armée de Silésie, ébranlée par les pertes, fit demi-tour...

L'armée au sud ne pouvait alors que sonner la retraite. En effet, les réserves françaises n'étaient pas encore engagées. Le temps de les engager, et les torupes au nord, Victor et Pajol en tête, viendraient pour terminer la victoire.

La mort dans l'âme, les coalisés doivent abandonner le terrain. La cavalerie de la garde aura eu pour effet de calmer les velléités.

Même si ce fut chaud pour le français, à qui ne restait plus qu'une réserve non engagée, les immortels de la Vieille Garde

A demain pour un défi Figurines

Pluche

Fred